Cette rubrique vous permettra de mieux connaître les villes et vilages corses et israéliëns, ainsi que tout ce qui se rapporte aux deux pays.
 

L'eau en Israël.

L'eau est pour Israël, un enjeu déterminant. Son climat général se caractérisant par une grande aridité. les pluies à peu près inexistantes d'avril à septembre ne tombent que sur les régions montagneuses septentrionales : Galilée et Golan sont le château d'eau d'Israël. Le reste du pays subit un climat semi-aride ou aride, avec 50 à 250 millimètres de pluie par an en moyenne. l'évaporation de l'eau peut atteindre 50 % des précipitations que reçoit Israël. A ce contexte climatique s'ajoute le problème de l'érosion des sols. Aux courtes et violentes averses qui tombent souvent à la fin de la saison sèche succèdent un ruissellement aux effets dévastateurs.

Deux aquifères fournissent plus du cinquième des ressources : l'aquifère de montagne se situe sous les collines de Judée-Samarie et sous Israël et dispose d'environ 660 millions de m3/an, et l'aquifère côtier, étiré de Haïfa à Ashkelon, avec une capacité d'environ 300 millions de m3/an. Le lac de Tibériade est connu pour être un bon indicateur des réserves d'eau en Israël, chaque enfant israélien sait cela. Quand ses eaux baissent, les Israéliens espèrent que les pluies de l'hiver seront suffisantes pour qu'il retrouve son niveau normal. Chaque soir a la télévision,est diffusé un bulletin special, faisant état du niveau de l'eau dans le très surveillé Kinéret (lac de Tibériade).

 

Avec des réserves renouvelables estimées à 2,4 milliards de m3 par an, et une consommation annuelle de plus de 3 milliards de m3, le déficit hydrique se creuse d'année en année en Israël. Il est compensé par des prélèvements dans des nappes souterraines profondes, largement surexploitées, qui ne peuvent ensuite être rechargées.

Malgré la rareté de l'eau, son utilisation en Israël reste, hors agriculture, aussi dispendieuse que dans des régions mieux dotées. La population israélienne aspire à un mode de vie européen ou nord-américain, qui constitue un référent culturel important en opposition aux pays voisins.

 

La poussée démographique et économique de l'Etat d'Israël exerce une forte pression sur les eaux souterraines. Ainsi, dans les villes, le paysage a changé et des palmiers adultes, et toutes autres sortes d'arbres et plantes ornementales, sont integrés systematiquement dans le paysage et donnent une veritable image de jardin d'Eden. Cette formule est appliquée aux places, aux immeubles, aux entrées d'usine, aux îlots autoroutiers, aux villas luxueuses et aux corniches en tout genre.

Il en résulte, d'un côté, une évaporation accrue sur des sols dénudés et une limitation de la recharge des nappes due à des sols imperméabilisés par les constructions, l'assèchement des zones humides.

L'agriculture de plus en plus intensive contribue à accentuer les difficultés. Elle absorbe 62 % à 70 % de l'eau totale consommée en Israël. Les agriculteurs Israéliens doivent donc redoubler d'ingéniosité afin de ne pas gaspiller l'eau,et ont inventé un système d'arrosage aux gouttes à goutte avec programmateur automatique d'irrigation, permettant une économie d'eau notable. Ce système a été repris par des milliers d'agriculteurs à travers le monde et notement en Corse. (voir interview mr Luciani : http://www.corse-israel.com/interview-luciani.php). Un procédé revolutionnaire " made in Israël " inventé tout recement va encore diminuer les pertes en eau.Le principe en est simple : Un capteur, posé sur les feuilles des plantes, est relié à un ordinateur qui analyse automatiquement, le besoin exact en eau de la plante. Ceci permettant un développement plus rapide, du fait de l'apport exact en eau necessaire à la plante.

Pendant ce temps, la pénurie en eau s'accentue.La recherche d'un remède susceptible de redonner vie aux cours d'eau n'est pas récente.des progrès considérables ont été faits en matière de gestion coopérative, de répartition équitable et d'utilisation rationnelle de l'eau.Face à l'urgence, des réponses à plus long terme commencent à être apportées. Elles visent à restaurer une situation plus conforme, tant à la spécificité des milieux qu'à la valeur culturelle, historique et cultuelle des paysages de la terre d'Israël.

Pourtant, Israël peut s'enorgueillir de posséder en son sein quelques-unes des sources d'eaux minérales les plus fécondes de la planète et, qui plus est, d'une exceptionnelle qualité. Plusieures marques d'eau minérales Israéliennes sont disponibles sur le marché : Eden, Neviot, Ein Gedi.

A l'exception du haut Jourdain et de ses affluents, les prévisions portant sur les cours d'eau d'Israël ont longtemps été sombres : une mort lente et douloureuse leur était promise. Que cette mort résulte de l'accumulation de déchets industriels, d'effluents ou de l'abus de pompage, les rivières sont à l'heure actuelle soit asséchées, soit transformées en égouts. Le Yarkon à Tel-Aviv, le Kishon à Haïfa, le Lakhish à Ashdod, l'Alexander dans la vallée de Hefer, l'Ayalon à Lod, ou le Sorek à Jérusalem, ces cours d'eau et d'autres encore souffrent tous du même fléau : la pollution.

 
Depuis des années, l'Autorité chargée de la protection de la nature et des parcs nationaux, le ministère de l'Environnement et la Commission des eaux ne cessent de mesurer les taux de pollution, de relever des données sur la qualité de l'eau, d'identifier les polluants, de compiler des informations sur les débits, les sources hydriques, la faune et la flore. Simultanément, des énergies et des capitaux considérables ont été investis dans le traitement et le recyclage des effluents, l'épuration des eaux usées avant l'irrigation et l'infiltration dans les aquifères. Partout où la chose était possible, les berges ont été assainies et aménagées en espaces ludiques, plus particulièrement dans la région centre du pays, la plus asphyxiée.
 
 

Ces efforts, parmi d'autres, ont abouti à la création de la Direction nationale des rivières (D.N.R.), en novembre 1993. Initié et géré par le ministère de l'Environnement et le Fonds national juif, cet organisme sert de coordonnateur aux diverses entités chargées de la gestion, de l'assainissement, de la préservation et de la rénovation des sites naturels et historiques situés sur les rives des cours d'eau.

Une forte pression est aussi exercée sur les pollueurs. Ainsi, une banque de données informatisée sur les sources de pollution a été constituée. Des inspections régulières ont lieu aboutissant à des mises en demeure et des poursuites judiciaires.

 

Les chroniqueurs du monde entier sont nombreux, quand ils commentent la situation géopolitique d'Israël, à évoquer le problème n°1 qui pointerait à l'horizon : celui de l'eau, Ressource essentielle à la vie.

Alors que le pays souffre d'une grave pénurie d'eau et qu'il a restreint sa consommation, Israël continue de transférer chaque année à l'Autorité palestinienne la quantité d'eau prévue par les accords d'Oslo, dont l'origine a été justement un accord sur la question épineuse de l'eau. Ainsi, en 2001, en pleine deuxième Intifada, Israël, via la société nationale Mekorot, a fourni près de 35 millions de m3 d'eau aux Territoires Palestiniens, pompés dans les nappes phréatiques israéliennes profondes.

 

L'eau est au cœur du conflit actuel entre Israëliens et Palestiniens.

Israël se trouve donc entraîné dans un véritable "guerre de l'eau" qui ne dit pas son nom. les deux tiers de l'eau consommée en Israël viennent de l'extérieur de ses frontières. La Turquie par exemple,vend depuis vingt ans, à Israël 50 millions de m3 par an d'eau, tirés du fleuve Manavgat.au vu de la pression croissante intérieure et extérieure sur les ressources hydriques de la terre d'Israël, il est urgent d'envisager des solutions alternatives, telles la désalinisation de l'eau de mer ou un traitement complet des effluents. Toutefois, la mise en œuvre de ces procédés prendra du temps...Ici plus qu'ailleurs, toute détérioration du milieu est douloureusement ressentie comme une atteinte directe au tissu social.

Alors,au pays du lait et du miel indubitablement l'eau arrive en première place dans la liste des priorités.

 
   
 
 
Neviot
 
Ein Gedi
 
Mei Eden
 
   
 
Zilia, L'eau corse Cacher