Portraits
Corse-Israel interviewe Colette Poncet de Bastia
 
   
   

 

Corse-Israel : Pourquoi vous intéressez-vous à l'amitié entre la Corse et Israël, et pourquoi voulez-vous faire cette interview et soutenir notre site ?

Colette Poncet : Tout d'abord, je m'intéresse à la Corse parce que j'y habite.
Pour ce qui concerne Israël, il y a 2 raisons majeures.
La 1ère se place sur un plan affectif, dans le sens où je compatis et ressens l'angoisse d'un peuple qui vit au milieu du terrorisme ; guerre déclarée par des individus qui n'affichent pas leurs uniformes mais se dissimule au milieu des civils.

C-I : Comment se fait-il que vous compreniez ce qu'est vivre au milieu du terrorisme ?

C.P : Parce que j'y ai vécu une partie de ma vie.
Les civils dont nous faisions partie, devaient constamment évaluer les risques, dés la sortie de la maison, en fonction des heures de la journée, des lieux géographiques à parcourir, ou des destinations.
Nous vivions à la campagne en tant qu'agriculteurs, et je connais l'angoisse de voir partir père, frères et oncles aux champs, alors que des amis et voisins n'en étaient jamais revenus …
J'ai connu l'angoisse d'attendre des nouvelles de nos familles lorsqu'il y avait eu un attentat à l'explosif, dans un lieu public, marché, cinéma ou commerce.
Je cite ces exemples pour expliquer pourquoi je frémis en même temps que les grands-parents, parents et jeunes d'Israël, quand j'entends les nouvelles données sur TFJ. Et je reconnais la véracité des faits pour avoir été confrontée à des interventions terroristes similaires.
J'admire le courage de ce petit peuple, sa détermination à rester en Israël, cause qui a vu humaine peut paraître perdue.

C-I : Que voulez-vous dire par humainement perdue ?

C.P : C'est justement ce qui m'amène à la 2ème raison qui trouve sa justification dans la Bible.
Je crois aux promesses de Dieu et à leur accomplissement.
Je reconnais ce peuple et le pays que Dieu leur a donné.
Je considère que c'est le peuple que Dieu a choisi pour révéler son existence et sa volonté à l'égard de toute l'humanité. Ayant été bénéficiaire de cet héritage spirituel, ma gratitude est sans limite et dépasse toute considération humaine

C-I : Vous comprenez ce peuple ; vous connaissez son Livre, connaissez vous sa terre ?

C.P : Oui, j'y suis allée 2 fois. Et, au-delà de la beauté du paysage, j'ai ressenti une attraction indescriptible. Je pense que, lorsqu'on a mis le pied sur la terre d'Israël, on n'en revient jamais le même.
Et je compte y retourner pour lui apporter mon soutien.

     
 
 
 
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