Interview
Une personne interviewee s'exprime sur la Corse et Israel ...
Interview de Audrey MEYARA, conseillère emploi.
 
   
Contacts Antenne Emploi : Audrey
tel : 03 5166411
fax:  03 51664115
jobs@israelfrance.org.il

Site de la CCIIF : www.israelfrance.org.il
 
   
Cliquez ici pour voir les offres d'emploi  

Réouverture de l’Antenne Emploi a la Chambre de Commerce Israel-France

Face à la crise économique de ces dernières années, la Chambre de Commerce Israël France avait été contrainte de fermer l’Antenne Emploi. La reprise du marché du travail israélien depuis quelques mois a convaincu la CCIIF de la nécessité de reprendre son action dans le domaine de l’emploi afin d’aider les français d’Israël à s’insérer sur le marché du travail. C’est la raison pour laquelle le Comité Consulaire du Consulat de France à Tel Aviv a pris la décision de confier à nouveau la gestion de l’Antenne Emploi à la CCIIF et lui a attribué une subvention qui a permis sa réouverture officielle le 1er Août 2005.

Corse-Israël : A qui s’adresse l’Antenne Emploi ?

Audrey Meyara : Elle s’adresse d’abord aux français, qu’ils soient ou non bi-nationaux franco-israéliens, et qui résident en Israël. Mais nous accueillons aussi, de façon plus large, tous les francophones.

C-I : Quels sont les problèmes auxquels tu es confrontée pour trouver un emploi aux nouveaux immigrants ?

A.M : Je pense qu’il est important de signaler que la plupart des immigrants récemment arrivés en Israël ne maîtrisent pas l’hébreu. Il est donc de mon devoir de leur signaler que l’hébreu est nécessaire, voire indispensable, si l’on désire travailler au sein d’une entreprise française en Israël. Ainsi, ce que je suggérerais aux français ou francophones ayant l’intention de s’installer en Israël, serait de préparer leur Alya en suivant un Oulpan en France et de le poursuivre en Israël. Par ailleurs, l’anglais est de plus en plus exigé dans les offres d’emploi du marché israélien.

C-I : Mais alors, est-il possible de trouver un emploi aux nouveaux immigrants ?

A.M : Oui, tout à fait. Certes, le choix est plus large pour un nouvel immigrant qui maîtrise aussi l’anglais ou d’autres langues. Pour ce qui est des personnes ne possédant ni l’anglais, ni l’hébreu, il est également possible de leur trouver un emploi dans des sociétés ne travaillant qu’avec la France ou les pays francophones.

C-I : Qu’en est-il pour trouver un emploi aux français ou francophones installés depuis un certain temps en Israël ?

A.M : L’accès au marché du travail israélien s’est nettement amélioré ces derniers temps. Je peux l’observer par rapport à la quantité d’offres d’emploi que je reçois chaque semaine. Je note par ailleurs que la plupart des postulants ont fait leur service militaire, ce qui est selon moi la meilleure façon de s’intégrer au sein de la population israélienne. Il est généralement plus facile de trouver un emploi à ces personnes là.

C-I : Quels sont les domaines dans lesquels vous avez, en ce moment, le plus d’offres d’emploi ?

A.M : Nous recevons des propositions dans des domaines multiples : la traduction, la programmation, l’informatique dans les sociétés Hi Tech, l’hôtellerie, la direction de magasin, le secrétariat, les relations commerciales avec l’étranger, le télé-emploi avec la France, la finance et l’économie, la comptabilité, l’expertise comptable, le recouvrement, le stylisme, l’immobilier (ingénieur civil…).

C-I : Quels sont les contacts que vous avez développés pour trouver un emploi aux demandeurs ?

A.M : Je suis en contact avec les grandes sociétés françaises et israéliennes. Je me déplace également deux fois par semaine auprès du siège de ces sociétés pour m'entretenir avec les directeurs des ressources humaines, afin d'agrandir sans cesse mon carnet d'adresses et de maintenir le contact. Ces sociétés s’adressent volontiers à nous car elles connaissent la renommée de la Chambre de Commerce et d’industrie Israël- France. Elles savent aussi que nous agissons de façon officielle, puisque nous dépendons du Consulat de France à Tel Aviv.

C-I : Comment procède-on à l’inscription en tant que demandeur d’emploi à la Chambre de Commerce Israël- France ?

A.M : Il faut tout d’abord m’envoyer son CV en hébreu et en anglais (et si possible en français), de même qu’une lettre de motivation donnant des orientations de recherche pour l’emploi et les disponibilités, puis me contacter pour fixer un rendez-vous d’entretien dans mon bureau. A ce propos, je reçois tous les lundis et mercredis de 10h00 à 16h00. Après l’interview, je me charge d’envoyer le CV aux différents contacts que nous avons ou d’en chercher d’autres en fonction du demandeur d’emploi. Sachez que je suis très satisfaite quand j’apprends que le demandeur d’emploi a été engagé.

C-I : Pouvez-vous nous décrire, en quelques mots, l'équipe qui vous entoure à la Chambre de Commerce Israël- France ?

A.M : Nous sommes quatre personnes à travailler à la Chambre de Commerce Israël- France. Au fil du temps, nous avons développé une forte complémentarité dans la répartition de nos taches, ce qui nous permet d'obtenir deux qualités primordiales dans notre travail : efficacité et efficience. Notre président élu Monsieur Isaac Manor est en quelque sorte notre image de marque. Il est toujours présent pour nous soutenir dans nos démarches. Madame Anne Hacaspi, directrice générale de la Chambre de Commerce, est notre mentor. Elle est le pilier principal qui soutien notre bureau et qui fait le lien avec l'extérieur (sociétés françaises et israéliennes). Madame Carine Rodriguez, responsable d'événements et de projets, m'apporte son savoir-faire dans l'optimisation des relations avec nos contacts. Aujourd'hui, notre volonté est de développer l'antenne Emploi de manière optimale et avec efficience, en innovant sans cesse dans le domaine de l'événementiel. Ainsi, nous avons le projet ambitieux d’organiser un premier forum Emploi, qui permettra de confronter les offres des entreprises et les demandeurs d'emploi, dans une multitude de secteurs d'activité.

 
 
 
Powered by RuDy!